Investissement - Pilier des prévisions de croissance

12 juil 2017

L’effort d’investissement du secteur non pétrolier devrait soutenir fortement la croissance au Gabon pour les trois prochaines années. Raison pour laquelle le gouvernement mise notamment sur l’intensification du PPP (Partenariat Public Privé) qui est le segment le plus probable de renforcement de l’investissement privé.

Certes, certains projets engagés il y a quelques années sont terminés ou en cours d’achèvement (construction d’infrastructures portuaires nouvelles, aménagement de la zone industrielle de NKok…). Toutefois, d’autres programmes, dont ceux relatifs à  la modernisation du réseau routier,  devraient démarrer prochainement. Selon le service économique de l’Ambassade  de France au Gabon, les autorités sont mobilisées sur certains projets majeurs, en particulier dans le secteur de l’énergie.

Dans ce contexte, le Plan de Relance Economique (PRE) appuyé par le Fonds monétaire international (FMI) devrait offrir des perspectives plus favorables par rapport aux deux dernières années. Préparé par le Gouvernement, le Plan tiendra aussi compte de la réalité des déficits et l’urgente nécessité d’apurer les arriérés envers les sociétés privées, notamment les PME qui ont besoin d’être soutenues au niveau de leur trésorerie.

Rappelons que le PRE repose sur trois piliers : l’assainissement budgétaire réduisant dans la mesure du possible l’impact sur la croissance et protégeant les populations vulnérables ; la mise en œuvre de réformes structurelles pour accroître l’efficience et la transparence des dépenses publiques ; et des politiques destinées à renforcer la stabilité du secteur financier et la diversification économique.

Le volet budgétaire du programme vise à ramener le déficit global à 4,6% en 2017. Malgré cette orientation, une dizaine de projets d’infrastructures prioritaires devraient se concrétiser à travers la loi de programmation triennale 2017-2019. Rappelons en outre que la Loi de finances rectificative adoptée au mois de mai prévoit l’amélioration de la mobilisation des recettes non pétrolières et l’élargissement de l’assiette fiscale en réduisant les régimes spéciaux et les exonérations. Un office des recettes devrait, par ailleurs, voir le jour.

Enfin, le programme validé par le FMI va se mettre en place rapidement. Le conseil d’administration du Fonds a ouvert, à cet égard, la voie à un décaissement immédiat de 71,43 MDTS, soit environ 98,8 M$. Ce programme devrait améliorer sensiblement le climat des affaires, l’affectation d’une partie des aides budgétaires envisagées à l’apurement des arriérés des entreprises étant susceptible de redonner des marges de manœuvre aux acteurs économiques. La poursuite et l’achèvement des réformes en matière de gestion des finances devraient également avoir un impact positif sur les résultats économiques à moyen terme du Gabon.