Partenariat avec la BAD - L’approche participative privilégiée

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19 juil 2017

La Banque Africaine de Développement figure parmi les principaux partenaires financiers du Gabon aussi bien en matière d’appui budgétaire que d’opération d’appui programmatique général. Plusieurs accords ont été signés avec cette institution continentale qui prévoit pour le Gabon une enveloppe de plus de 300 millions d’euros pour cette année 2017.

La coopération avec la BAD se base sur un programme orienté vers l’appui aux réformes économiques et financières. La conception du programme a été l’objet d’une vaste concertation avec différentes entités, basée sur une approche participative et l’implication des acteurs publics et privés concernés.

Ainsi, des consultations ont été menées notamment avec les administrations en charge des finances publiques, et les ministères sectoriels, les représentants du secteur privé et les groupements professionnels afin de renforcer l’appropriation du programme de réformes au niveau national. Cette approche a permis de recueillir une diversité d’avis quant aux contraintes relatives à la performance et à la compétitivité de l’économie gabonaise et d’apprécier la pertinence des mesures convenues avec les autorités du pays. Ce processus de consultation se poursuit parallèlement à la mise en œuvre du programme à travers les missions de suivi.

Pour la BAD, la diversification de l’économie, l’amélioration du climat des investissements, la rationalisation des dépenses publiques et les infrastructures (transport, énergie…) sont les points prioritaires du programme. Mais il y a aussi les efforts pour lever les contraintes structurelles d’accès au financement, qui constituent le deuxième principal défi au développement économique et social du pays. La résolution de ces difficultés contribuera à « améliorer considérablement la compétitivité de l’ensemble de l’économie ».

Promotion des filières exportatrices

Malgré les progrès récents, l’environnement des affaires au Gabon est appelé à s’améliorer davantage pour attirer et sécuriser les investissements privés. La BAD qui soutient également la nécessité de renforcer le ratio du crédit privé au PIB (indicateur de la profondeur du système financier) qui, à ses yeux, reste faible à environ 11%. Autre constat : les crédits restent concentrés dans certains secteurs productifs tels que les hydrocarbures, les télécommunications et l'immobilier.

Face à ce défi, le Gouvernement a décidé l’élaborer un Plan de Relance Economique  qui s’inscrit dans le cadre du plan de renforcement des leviers d’une croissance inclusive à l’horizon 2020 à travers le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE). Ce qui va amener au renforcement de la promotion des filières d’exportation des produits agricoles, forestiers et miniers, compte tenu de leur contribution potentielle à l’amélioration de la balance commerciale et aux recettes de l’Etat ainsi qu’à la création d’emplois. C’est dans cette perspective que se situent les réformes soutenues par la BAD à travers cette approche participative.

Et la BAD ne cache pas son assurance quant à la réussite du programme. Pour elle, l’évaluation du cadre fiduciaire du système de gestion des finances publiques présente des risques fiduciaires résiduels de niveau modéré dans l’ensemble grâce aux réformes engagées sur la gestion des finances publiques en général et sur l’amélioration de la chaine de la dépense en particulier suite aux recommandations des différents bailleurs de fonds à travers la mise en place de la Budgétisation par objectif de Programme (BOP).